jeudi 5 juillet 2012

Catastrophe ferroviaire évitée sur la ligne Toulouse-Paris

On a frôlé le drame, hier, sur la ligne ferroviaire Toulouse-Paris. Le train TEOZ a percuté un engin de maintenance. Il n'y a pas de blessé mais la circulation a été perturbée. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de ce accident.
Loi des séries ? Accident malheureux ? Négligence coupable ? Quelques semaines après un premier accident ferroviaire, survenu suite à un éboulement d'une falaise, le 22 mai, à Mercuès, près de Cahors, un nouvel accident s'est produit hier matin, sur une voie ferrée, au nord du Lot. Et, encore une fois, le miracle s'est produit : de gros dégâts matériels mais pas de conséquences humaines à déplorer.
Il était 8 h 45, quand un engin de maintenance de la SNCF, piloté par des agents, en charge de la réparation de caténaires, n'a pas pu être dégagé à temps de la voie ferrée, à hauteur de la commune de Lachapelle-Auzac, près de Souillac.
Le train TEOZ 3620, qui transportait 101 passagers et qui assurait la liaison Toulouse-Paris, via Brive, n'a pu l'éviter.
Le choc n'a pas été d'une violence inouie, le train roulant à allure réduite en raison des travaux de maintenance, engagés depuis quelques jours et évidemment connus du conducteur.
La motrice n'a pas déraillé et aucun blessé n'est à déplorer parmi les passagers lors de ce nouvel accident ferroviaire dans le Lot. Un ouvrier, paniqué par la vision, a été très légèrement blessé, mais son état n'a pas nécessité de prise en charge médicale. Hier, l'engin percuté est resté bloqué sous la motrice du train, empêchant le moindre mouvement de celle-ci sur la voie ferrée et les inévitables conséquences sur la fluidité du trafic ferroviaire. Gênant en cette période de départs en congés.
Alertés, les gendarmes de la communauté de brigades de Souillac ont procédé à la sécurisation des lieux puis, en lien avec les équipes de la SNCF, à l'évacuation par bus des 101 passagers attendus à Brive.
Des renforts de Brive sont arrivés sur place pour aider leurs collègues lotois à sécuriser le transfert des passagers vers la route, située à une centaine de mètres des lieux de l'accident.
À 12 h 30, l'ensemble des passagers avait pris place dans les cinq bus en direction de Brive où des plateaux-repas leur ont été servis. Avant de remonter dans un train pour accéder, enfin, après bien des émotions, à leur destination finale. La collision a entraîné des perturbations compréhensibles sur le réseau ferré et l'instauration d'une circulation alternée sur une seule voie. La SNCF prévoyait un retour à la normale dans la soirée.
Et le remboursement intégral des clients impactés par ce nouvel accident.

http://www.ladepeche.fr/article/2012/07/05/1394491-lachapelle-auzac-catastrophe-ferroviaire-evitee-sur-la-ligne-toulouse-paris.html