vendredi 19 janvier 2018

Traité avec un anticancéreux périmé : sa veuve veut comprendre

Quand elle a lu l’article paru récemment dans la plupart des médias et rapportant que plus de 100 000 flacons de l’anticancéreux Thiotepa avaient été administrés à des patients français et suisses, Carole Guyot a été saisie d’émotion.
Là, dans sa maison de Montgesoye, dans la vallée de la Loue, avec son petit Mathis, 10 ans, les souvenirs ont une fois de plus afflué. Voilà neuf mois, le 17 avril 2017, son compagnon, Hervé Bernard, mourait au CHRU de Besançon à l’âge de 46 ans. Trois jours plus tôt, il avait déposé une plainte auprès du procureur de la République avec constitution de partie civile pour empoisonnement. Initialement traité pour un cancer de la thyroïde, souffrant aussi de tumeurs cancéreuses aux poumons, il en était arrivé à cette décision grave après avoir fait un constat : les gélules de Sutent (sunitinib 25 mg indiqué dans les cancers des reins, de l’intestin et de l’estomac), données en dernier traitement par le service oncologie du CHRU, avaient une date de validité dépassée de près de seize mois puisqu’expirant le 1er  janvier 2016.
« Bernard avait commencé à être soigné pour un cancer de la thyroïde déclaré en 2011. Il était traité à l’iode 131 radioactive au service de médecine nucléaire, chaque prise était suivie d’examens et scanners réguliers. Le traitement a continué jusqu’en 2014. Puis ses poumons ont été atteints, on a alors vu un oncologue et Hervé a été traité par chimio en gélules. D’abord efficace, le traitement ne l’a plus été et a été changé », rapporte Carole Guyot.

« Pour moi, cela a été une mise à mort »

En fait, tout s’est accéléré en février-mars 2017. Le dernier traitement prescrit, le Sutent, est infructueux : le patient va avoir les reins bloqués et va devoir encore subir, dans ce laps de temps, des rayons pour une tumeur au cou non opérable et diagnostiquée d’abord comme un simple œdème par le service.
Aujourd’hui, Carole Guyot se rappelle avec douleur ce jour du 28 mars 2017 : « On nous a annoncé qu’Hervé n’avait plus que quelques mois à vivre, qu’il n’y avait pas de rémission possible. Pour moi, cela a été une mise à mort. C’est ce jour-là qu’on nous a donné la boîte de Sutent périmée de la main à la main, sans ordonnance. En tout, Hervé a pris six gélules, 2 par jour à partir du 28 mars. C’est nous qui avons vu la date périmée et avons appelé le CHRU. Le médecin d’Hervé nous a dit : “Cela ne fait rien, prenez-le quand même et venez chercher une autre boîte”. Je suis allée au CHRU, on m’a redonné une boîte dont la date de validité expirait le mois suivant. »
Carole refoule son émotion. Il y a plusieurs photos d’Hervé dans le salon. Celui-ci a occupé son poste jusqu’à la fin janvier, jusqu’au bout de ses forces au rayon boucherie d’une grande surface d’Ornans. Lui qui n’avait plus que vingt jours à vivre, allait être transporté, le 16 avril 2017 à midi par le SAMU, depuis son domicile au CHRU. Trois heures plus tard, Carole s’entendait dire en salle de dialogue que la fin était proche.
Peu de jours avant, elle aura tout tenté, aura décroché un rendez-vous au centre de traitement du cancer Gustave-Roussy, à Villejuif ; elle et Hervé sont allés en consultation au CHRU de Dijon, qui aura mis une semaine pour faire part des mauvais résultats d’une analyse de sang du patient et de la nécessité d’une hospitalisation d’urgence. « Quand j’ai eu leur message au téléphone, j’étais au cimetière, Hervé était mort depuis trois jours, il avait une conscience aiguë de son mal, il a préparé notre fils à l’avenir sans lui. »
Carole Guyot a déposé plainte pour empoisonnement, en juillet dernier, auprès du procureur de la République.


jeudi 18 janvier 2018

Un cas sévère de grippe aiguë dans une crèche varoise

Un enfant ayant de la fièvre a été récupéré par sa maman le vendredi 12 janvier à la crèche " La maison des enfants" à Sainte-Maxime.


La fièvre ayant augmenté pendant le week-end, l'enfant a été hospitalisé d'urgence au CHU pédiatrique Lenval à Nice.
Suite à une ponction lombaire, le diagnostic a révélé une encéphalite virale d'origine grippale.
Sans attendre une éventuelle demande des services sanitaires de l'Etat, la ville précise dans un communiqué, publié ce jeudi matin, qu'elle a souhaité appliquer un principe de précaution dès lundi 15 janvier avec la mise en oeuvre d'un protocole de désinfection systématique et renforcé de l'ensemble des crèches de la ville.
Parallèlement, la ville a aussi mis en place une cellule d'écoute pour les parents ainsi que pour les agents et le personnel.
Le pédiatre référent de la crèche recommande, en cette période de grippe aiguë, de surveiller les cas de fièvre des enfants et de prendre immédiatement un avis médical dès l'apparition des premiers symptômes.
L'enfant actuellement traité à l'hôpital Lenval est dans un état très préoccupant
Faits-Divershttp://www.nicematin.com/sujet/faits-divers

Le tract communal déclenche une enquête

La petite commune de Laneuveville-devant-Bayon est sans maire depuis le 27 décembre 2017. Date à laquelle Jean Charrois était retrouvé mort dans une ferme exploitée par sa famille, à Leménil-Mitry, à quelques kilomètres du village. C’est son fils Emmanuel qui a fait la macabre découverte et qui a trouvé, à côté de son père, un ultime courrier.
Réélu en 2008 à la tête de ce village du Saintois de 250 habitants, Jean Charrois, 66 ans, honorait son 5e  mandat. Il s’est donné la mort. Au lendemain de la distribution d’un document de 4 pages dans la boîte aux lettres des élus et conseillers municipaux. Le document - signé par un employé communal - laissait entendre qu’il existerait des irrégularités dans la gestion de la commune.
Moins d’un mois après le drame, le parquet de Nancy a donc décidé d’ouvrir une enquête destinée, notamment, à vérifier la véracité ou non du contenu de ces pages. Les gendarmes de la Brigade des recherches (BR) de la Compagnie de Nancy, sont chargés de ces investigations.
« À la suite de la diffusion d’un document dénonçant d’éventuelles malversations, l’auteur de ce document a été entendu et une enquête a été confiée à la BR pour caractériser d’éventuelles infractions pénales et en rechercher les auteurs, coauteurs et complices », précise François Pérain, le procureur de la République. Joint, l’employé communal n’a pas souhaité s’exprimer.

Élection d’un nouveau maire : premier tour le 11 mars

Pour Emmanuel Charrois, fils du maire défunt, « ce tract est à l’origine du passage à l’acte de mon père ; c’est en tout cas mon intime conviction et celle de ma famille », assure l’agriculteur. « La veille du drame, un conseiller destinataire du tract est venu le lui remettre en main propre. Mon père en a été profondément affecté à un moment où il avait besoin de toute son énergie après l’incendie de sa maison ».
Dans la nuit du 24 au 25 novembre, la ferme de Jean Charrois avait été détruite par les flammes. Un coup dur qui, inévitablement, aura eu un lourd impact psychologique sur l’élu. Un sinistre a priori accidentel mais qui, là aussi, fait l’objet d’une enquête de gendarmerie. Et ce, d’autant plus qu’en l’espace d’un mois, il s’agissait du 3e incendie nocturne qui frappait un bien immobilier, propriété d’un maire d’une commune du Saintois, après Roville-devant-Bayon (22 décembre) et Gripport (3 au 4 janvier).
Emmanuel Charrois et sa famille, se réservent pour l’heure le droit de déposer une plainte après la mort de leur père. « Nous attendons les résultats de l’enquête à propos de ce tract ainsi que la position de la municipalité envers son signataire. Depuis tout cela, le village est très divisé ».
L’élection d’un nouveau maire doit se tenir dans le délai légal de trois mois, soit avant le 27 mars. « Le scrutin aura lieu le 11 mars pour le premier tour et le 18 mars, dans l’éventualité d’un second tour », confirme la préfecture. Pour l’heure, Catherine Barthelet, 1re  adjointe, assure l’intérim. Ce jeudi soir, une réunion du conseil municipal est programmée en mairie.
À l’ordre du jour : mise en place des élections pou élire un conseiller et questions diverses. « Il manque un conseiller pour arriver à 11 », précise la 1re  adjointe qui d’ores et déjà, demandera à ce que la réunion se tienne à huis clos. Charge au conseil de valider ou non. Reste à savoir comment ce repli municipal - s’il a lieu - sera perçu par la population.


mercredi 17 janvier 2018

Une adolescente de 15 ans tuée par son petit ami

Une adolescente de 15 ans, en fugue, a été poignardée à mort par son petit ami, âgé de 17 ans, révèle Le Progrès.
Le drame s'est déroulé au sein d'un foyer de Vaulx-en-Velin, près de Lyon, dans la nuit de lundi à mardi. Une dispute a éclaté au sein du couple qui était hébergé par une amie dans un petit appartement de la résidence sociale. 
Le jeune homme a été placé en garde à vue pour avoir porté des coups de couteau au niveau des jambes de la jeune fille, sectionnant probablement l’artère fémorale.
A la Unehttp://www.dna.fr/

Un jeune homme roué de coups et blessé par balle à Marseille

Un homme de 23 ans a été blessé par balle à son domicile, dans les quartiers Nord de Marseille, mercredi 17 janvier peu après minuit. Son pronostic vital n'est pas engagé.


La victime ouvre la porte de son appartement, situé dans la cité Maison Blanche à Marseille, vers 00h30. 
Cinq personnes cagoulées et gantées entrent et le rouent de coups. L'une d'entre elles sort une arme et tire une fois. La balle atterrit dans la cuisse du jeune homme. 
Transporté à l'hôpital, son pronostic vital n'est pas engagé.
La victime est "défavorablement connue des services de police", a indiqué la Direction départementale de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône. 
Deux personnes ont déjà été assassinées depuis le début de l'année à Marseille. 14 individus sont décédés dans des règlements de comptes à Marseille en 2017 contre 29 en 2016, d'après un décompte de la police. 

Escroquerie à la carte bancaire démasquée

Une affaire d’escroquerie à la carte de paiement et de services privilégiés a mobilisé cinq policiers des groupes flag (flagrant délit) et financier de la sûreté urbaine, depuis le 13 janvier jusqu’à hier. Leur enquête a débuté, au milieu de la semaine dernière, par une plainte qui a été enregistrée dans un autre commissariat de l’Hexagone. Elle a été déposée par une entreprise qui dénonçait une série d’escroqueries. D’après le gérant, l’entreprise recevait des commandes d’équipements de la maison sur son site de vente en ligne, qui étaient payés avec une carte bancaire faisant l’objet d’une opposition de la part de son propriétaire. Toujours selon le gérant, un premier colis avait déjà été livré au destinataire. Et un second devait être envoyé. S’étant méfiés, les responsables de l’entreprise avaient envoyé un colis vide.

Deux passeports retrouvés

À partir de là, la sûreté du commissariat de police de Belfort a surveillé, vendredi 13 janvier, le point relais où le Belfortain devait récupérer son colis. L’homme a finalement été interpellé à 17 h 40.
Lors d’une perquisition au domicile du suspect, deux autres colis ont été découverts.
Lors de son audition, le Belfortain, âgé de 36 ans, a affirmé qu’il était uniquement chargé de réceptionner les colis. Il n’a pas réussi à expliquer pourquoi il était en possession de deux passeports appartenant à des membres de sa famille, et qui ont aussi été récupérés. À ce stade, les enquêteurs pensent que les papiers d’identité auraient servi à récupérer les colis.
Les policiers se sont aussi aperçus que le suspect louait trois garages à voiture. Une perquisition a révélé la présence de biens d’équipement de la maison. Qui ont été répertoriés et saisis.
Hier les investigations, que suit de très près le parquet de Belfort, se poursuivaien
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mardi 16 janvier 2018

Drame de Millas : une collégienne assure que la barrière était baissée

Un mois après la collision mortelle, entre un TER et un car scolaire à Millas, un nouveau témoignage vient corroborer les dires de la SNCF, rapporte BFMTV.
Une jeune fille de 13 ans, élève en quatrième, qui se trouvait à l'avant du car scolaire au moment de l'accident, affirme que les barrières du passage à niveau étaient baissées.
"J'ai vu que la barrière était fermée. Le bus l'a poussée. Elle s'est cassée. Le bus a continué à rouler doucement. Le train rouge est arrivé à ce moment. Ensuite, je ne me souviens plus de rien", explique-t-elle.
Deux témoignages précédents, ceux de deux automobilistes présents sur les lieux du drame, affirmaient déjà que la barrière était baissée. La conductrice du car maintient de son côté qu'elle était levée.

Le jour de l'accident était aussi l'anniversaire de la mort du père de la conductrice

Par ailleurs, le 14 décembre, date de l'accident, était aussi l'anniversaire de la mort du père de la conductrice du car. Les enquêteurs cherchent donc à savoir si cet anniversaire aurait pu jouer un rôle dans ce drame.
La quadragénaire avait été mise en examen le 20 décembre pour "homicides et blessures involontaires par imprudence" et placée sous contrôle judiciaire, avec notamment l’interdiction de conduire.
L'accident avait fait six morts parmi les adolescents présents dans le car.

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