jeudi 22 février 2018

L’infirmière maltraitait les résidents

Des médicaments non distribués, d’autres donnés sans prescription médicale, des hurlements pour répondre aux gémissements des patients, les sonnettes d’appel cachées pour ne pas être dérangée… La litanie est longue et fait froid dans le dos.
Stéphanie, aujourd’hui âgée de 42 ans, a exercé, ou plutôt semé la terreur parmi les résidents et le personnel de la résidence Saint-Joseph, à Giromagny où elle était infirmière de nuit, d’octobre 2012 à juin 2015.
Ce sont ses propres collègues, choqués par son comportement, qui l’ont dénoncée. Ils parlent de cette femme, le fémur cassé, laissée toute la nuit dans son lit, « en attendant que l’équipe de jour s’en occupe ». De cet homme, qui venait de chuter, dont elle s’est vantée « de l’avoir fait ramper au sol comme à l’armée pour se relever ». De ces réflexions, lancées à des malades Alzheimer : « On n’est pas à Dingoland ici ! »
D’autres rapportent qu’elle a refusé de changer un pansement souillé ou une poche à stomie. Ou encore qu’elle « a coincé la tête de cette femme dans les barreaux parce qu’elle refusait d’être changée ».
L’infirmière est décrite comme « brutale, agressive, négligente, maltraitante ». À la barre, dix victimes et leurs familles sont représentées. La prévenue, elle, est venue à l’ouverture de l’audience… pour dire qu’elle serait absente.

Également poursuivie pour exercice illégal

En avril 2014, la direction de l’Ehpad lui a adressé un premier avertissement. Sans effet, il est suivi en juin 2015 d’un licenciement. Dans son vestiaire, on découvre alors « soixante sachets de médicaments qui n’ont pas été distribués ».
« Dans cette affaire, il n’y a pas de réponses, beaucoup de souffrances et un sentiment de mal-être », lâche Me  Jérôme Roy, l’un des avocats de la partie civile. « Lorsqu’on est confronté à la maladie d’un proche, on se rattache au corps médical, qui fait un travail extraordinaire dans un contexte difficile. Là, j’ai vraiment un sentiment de dégoût, d’autant qu’elle n’a même pas eu le courage d’être présente à l’audience. » Il n’hésite pas à parler de « comportement sadique, voire de torture pour faire taire les personnes âgées ».
Pour le ministère public, Julien Babé, auditeur de justice, estime que « la violence a dépassé les simples négligences ». Il requiert six mois de prison avec sursis.
L’infirmière était également poursuivie pour exercice illégal. Bien qu’ayant décroché son diplôme, elle ne s’est jamais inscrite à l’ordre, sans doute pour échapper aux sanctions.
Le tribunal l’a condamnée à dix-huit mois de prison dont un an avec sursis, l’interdiction définitive d’exercer une fonction médicale ou paramédicale en France et 3 000 € à partager entre les parties civiles.
Comble de l’horreur, la femme travaille actuellement en psychiatrie à l’hôpital fédéral de Saignelégier en Suisse. « Les Helvètes demandent un certificat de bonne moralité aux professionnels français », glisse cette représentante des infirmières, à la sortie de l’audience. Impossible, en revanche, de savoir sur quoi il se base ni qui le délivre.


mercredi 21 février 2018

Braquage à Saint-Tropez: un arsenal de guerre découvert chez les braqueurs présumés


Selon nos informations, plusieurs armes ont été retrouvées lors des perquisitions menées aux domiciles des quatre braqueurs présumés, dont trois d'entre eux seraient d'anciens légionnaires. Le commando de malfaiteurs avait ouvert le feu sur les gendarmes après avoir fait main basse sur un butin estimé à plus de 500.000 euros.



Le voile commence tout doucement à se lever sur les circonstances du braquage du Salon des Antiquaires de Saint-Tropez. Comme nous l’indiquions mardi, quatre hommes ont été interpellés dans le cadre de l’enquête menée par la Section de recherches de Marseille.
D’après nos informations, trois d’entre eux seraient d’anciens légionnaires, originaires des pays de l’Est, ayant servi au 2e REP (Régiment étranger de parachutistes) de Calvi. Le quatrième homme, de nationalité française, pourrait quant à lui être un ancien militaire…
Il a été interpellé à son domicile de la cité Mistral, lundi en début de soirée. C’est dans ce quartier résidentiel (avenue Foch), situé au pied de la citadelle de Saint-Tropez, que les gendarmes avaient perdu la trace des malfaiteurs dans leur course-poursuite durant laquelle ces derniers n’avaient p
Lundi soir toujours, le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) a procédé à l’arrestation d’un autre homme en plein centre-ville de Manosque (Alpes-de-Haute-Provence). Agé de 38 ans, l’ancien légionnaire du 2e REP a aussitôt été placé en garde à vue et devrait être présenté dans la journée au juge d’instruction de Draguignan avant sa probable mise en examen.
Les deux autres complices présumés ont quant à eux été délogés mardi matin à l’aube. Le premier à Grimaud, le second à Ramatuelle. Les deux légionnaires, âgés tous deux d’une petite quarantaine d’années ont eux aussi été placés en garde à vue.
Toujours d’après nos renseignements, les quatre braqueurs présumés étaient en possession d’un véritable arsenal de guerre. De nombreuses armes et des munitions auraient en effet été retrouvées lors des perquisitions menées à leurs domiciles respectifs.
Comment le quatuor est-il passé à l’action, dans la soirée du 2 janvier, pour mettre la main sur un butin estimé à plus de 500.000 euros? Les auditions prolongées aujourd’hui devraient permettre d’en savoir plus sur le déroulement des faits, mais un point commun semble relier les quatre hommes: tous auraient travaillé au même endroit: un établissement de plage très "prisé" du Golfe.
Faits-Divers http://www.nicematin.com/sujet/faits-divers


Un corps repêché dans le canal de l’Est

Macabre découverte, ce mardi vers 13 h 30, par un riverain qui longeait le canal de l’Est (branche Nord), à hauteur du site d’Arcelor-Mittal, à Commercy. Ce dernier a repéré un corps flottant à la surface de l’eau, à proximité d’un déversoir situé au lieu-dit « Le siphon ».
Aussitôt alertés, les sapeurs-pompiers de Commercy, renforcés par quatre sapeurs-pompiers plongeurs de la Meuse, se sont rendus sur place pour sortir la victime de l’eau et inspecter les lieux du drame. Les gendarmes ont également longé les deux côtés du canal à la recherche d’indices pouvant permettre d’identifier le corps.
Jusqu’à ce mardi soir, ces recherches sont restées vaines, aucun papier d’identité n’ayant été retrouvé à proximité, ni moyen de locomotion, ni effets personnels. La victime serait une femme âgée d’une soixantaine d’années.
Une enquête a été ouverte par les gendarmes de la brigade territoriale de Commercy en vue d’identifier la victime. Une étape indispensable pour tenter de comprendre le contexte d’un tel drame, qui pourrait s’orienter vers un accident ou un acte désespéré. Le corps a été transféré à l’hôpital de Verdun.


mardi 20 février 2018

Besançon : il étrangle son ex-femme en pleine nuit, leur fille intervient

Histoire si classique, qu’elle en est tragique… Malkhaz Adjiev comparaît ce jour-là devant le tribunal de Besançon pour violences et menaces de mort réitérées sur conjoint. Le prévenu affiche une mine contrite. Un regard désolé. Incarnant à perfection le rôle du repenti.
À ses côtés son ex-femme - qui a retiré sa plainte « car les enfants ne veulent pas que leur père aille en prison » - minimise l’enfer qu’elle a vécu cette nuit du 17 novembre 2017 à Besançon. « Le problème, c’est la drogue. On est divorcé à cause de ça, mais je l’aime toujours. Avant ça, on n’avait jamais eu de problème avec lui », dit-elle de sa petite voix. Les juges s’en étonnent. Dans la procédure sont évoquées des violences habituelles. « Des petites gifles au visage, ce n’était pas de la violence, plutôt de la colère quand on se disputait », corrige Madame.

« Je ne sentais plus mes bras, je n’avais plus de force, je me suis dit que c’était la fin… »

Malaise en salle d’audience. La présidente du tribunal reprend les déclarations de la victime faites en audition, qui décrivent la scène clé de manière glaçante. « Il est entré en pleine nuit dans ma chambre et m’a mis l’oreiller sur le visage. Il me disait’’je vais te tuer’’, ’’je m’en fous d’aller en prison’’. Je l’ai poussé avec ma jambe droite, on est tombé du lit, mais il s’est relevé plus vite que moi », expliquait-elle alors. « Il m’a étranglé au niveau du cou. Il avait un drôle de regard. Je ne sentais plus mes bras, je n’avais plus de force. J’ai pensé à mes enfants, je me suis dit que c’était la fin… ». Réveillée par le vacarme, leur fille jaillit soudain dans la chambre, stoppant net la fureur meurtrière de son père.
La présidente du tribunal s’adresse au mis en cause : « Je ne sais pas si vous vous rendez compte de la puissance mortelle qui était dans vos mains à ce moment-là. Si vos enfants avaient eu un sommeil plus lourd, vous seriez devant une cour d’Assise ». Pour meurtre. Pour féminicide, même si ce terme n'existe pas en tant que tel aux yeux de la loi.

Un dossier « symptomatique »

Yolande Rognard déplore également « le conflit de loyauté » qui encourage Madame à défendre son ex-époux : « C’est une chose de l’aimer, c’en est une autre de dire la vérité. Il faut mettre votre ex-mari devant ses responsabilités. En France, une femme meurt tous les trois jours sur son carrelage ou dans sa chambre des mains de celui qu’elle a choisi comme compagnon ».
« C’est un dossier symptomatique », prolonge le procureur de la République Christian Molé, « avec une inversion des rôles, et une victime qui culpabilise de dénoncer les faits ». L’avocat de la défense Me Vernier, s’il ne « conteste pas les violences », note « une volonté d’en rajouter » qui lui est « désagréable ».
Le ministère public avait requis un an de prison dont quatre mois de sursis, les juges sont finalement allés bien au-delà : Malkhaz Adjiev écope de deux ans de prison, dont six mois avec sursis.


lundi 19 février 2018

Un nonagénaire opéré de la carotide...sans anesthésie

Finalement, les cris et un malaise du vieil homme ont persuadé le chirurgien d'arrêter... A Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), un nonagénaire a été opéré quasiment sans anesthésie pendant de longues minutes, rapporte ce week-end Le Journal de Saône-et-Loire.
Les faits remontent au 24 janvier dernier. Alain, 94 ans, doit subir une opération de la carotide mais le produit anti-douleur qu'on lui a injecté n'a pas fonctionné. Une fois le travail commencé, le médecin n'a pas voulu s'interrompre toute de suite.

"J'ai commencé, je termine"

"Quand le chirurgien a commencé à couper, j’ai carrément hurlé : 'Ça va pas ! Arrête tu me fais mal nom de !' Phrase que j’ai dû répéter au moins une dizaine de fois", explique le nonagénaire au quotidien régional.
Traumatisé par cette première opération, il "préfère (s)e suicider que de (s)e faire opérer de l'autre côté".
"Nous n’avons eu aucune explication. Je pense qu’il aurait été souhaitable que l’on nous informe de ce qui s’est passé et que l’on présente des excuses à mon époux, cela aurait été la moindre des choses", ajoute l'épouse d'Alain.

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dimanche 18 février 2018

Un camion sur le flanc en contrebas de la RN83

Un camion de transport de fruits et légumes qui circulait sur la RN83 en direction de Strasbourg a effectué une sortie de route  avant de s'immobilier sur le flanc en contrebas de la chaussée, ce dimanche, vers 5h30.
Légèrement blessé, le conducteur a été transporté à l'hôpital Pasteur de Colmar par les pompiers. D'après les premières constatations, le jeune homme, qui arrivait de Marseille, se serait assoupi un instant. 
En raison d'une fuite de carburant au niveau du réservoir, d'une capacité de 500 litres, les soldats du feu ont dû transvaser les 100 litres restants dans une cuve.
Une voie sur deux barrée
Dans un communiqué envoyé vers 8h30, la Direction interdépartementale des routes de l'est (Dire) a indiqué que l'une des deux voies de circulation avait dû être barrée durant les opérations de déchargement et de relevage du poids-lourd, d'une durée estimée à 3 ou 4 heures.
La gendarmerie et la Dir-est de Sainte-Croix-en-Plaine étaient sur les lieux. Le dépistage d'alcoolémie s'est révélé négatif.
>Faits divers http://www.dna.fr/faits-divers

La voiture plonge : le chauffeur raconte

Olivier est un miraculé. Le mot n’est pas trop fort. Ce quinquagénaire de Varangéville, guitariste dans l’orchestre local « Sunset 5 », revient en effet de loin. Très loin. Et il en revient indemne. Sans même une petite égratignure. Sa vie quotidienne a basculé ce samedi vers 11 h.
Il était au volant de son véhicule. Il venait de quitter Varangéville et se dirigeait vers Art-sur-Meurthe. Il roulait le long du canal lorsqu’il a soudain mordu l’accotement. « J’ai fait une embardée vers la droite. J’ai voulu redresser la voiture. Et j’ai alors fait un tête-à-queue », se souvient le musicien.

« J’avais une telle poussée d’adrénaline »

Son automobile heurte de plein fouet un plot en béton installé sur le côté gauche de la route. Le choc secoue le conducteur, mais il est attaché et ne perd pas connaissance.
« J’ai alors vu que j’allais droit dans le canal. J’avais beau avoir le pied sur le frein, je voyais bien que j’y allais tout droit », relate l’automobiliste. Tout va alors très vite. Une fraction de seconde. Même pas le temps de voir défiler sa vie. Une seule pensée remplit son esprit.
« Je n’ai pas du tout paniqué. Je me suis dit : il faut que j’essaie d’ouvrir ma fenêtre et ma portière. Je ne sais pas pourquoi j’ai pensé à ça immédiatement. Peut-être parce qu’il y a une déviation près de chez moi qui m’oblige, depuis deux mois, à passer tout près du canal et que je me demande à chaque fois ce qu’il faudrait faire si jamais je tombais dedans », raconte l’habitant de Varangéville qui a eu sa réponse.
Il a réussi à ouvrir à moitié sa vitre et à entrouvrir sa portière avant que sa voiture fasse le grand plongeon. « Ce qui m’a permis, une fois dans le canal, d’ouvrir complètement la portière, malgré la résistance de l’eau ». Une eau qui est à 3°. « Mais j’avais une telle poussée d’adrénaline à ce moment-là, que je n’ai pas senti le froid. J’ai uniquement pensé à mes trois enfants et au fait qu’il fallait que je nage pour m’en sortir. Je n’ai pas eu le temps d’avoir peur, ni de penser à la mort », se remémore l’habitant de Varangéville.
Une fois sur la terre ferme, il est pris en charge par un couple en camionnette. « C’est bizarre. A ce moment-là, j’ai pensé aux conseils de l’animateur de l’émission d’aventure extrême « Man versus wild » et je me suis dit qu’il fallait que je me déshabille pour me sécher et ne pas attraper froid. Mais je n’avais rien pour me sécher ». Pour cela, il faudra attendre les pompiers.
Ils vont se charger de le réchauffer dans leur ambulance. Ensuite, le guitariste de Varangéville a pu rentrer chez lui. Sans même passer par la case hôpital. Un miracle.