samedi 24 décembre 2016

Argoulets : trois balles «à bout portant»

Trois balles : une dans le cou, deux autres dans le dos, une d'elle plutôt sur le flanc. Jeudi vers 20 h 30, l'homme qui a ouvert le feu sur un homme de 45 ans «était manifestement animé par la volonté de tuer», lâche un enquêteur. Les faits se sont produits lieu dans un parking à étage à la station de métro des Argoulets, sur la ligne A dans l‘Est de Toulouse à quelques centaines de mètres du pont qui surplombe le périphérique vers Balma-Gramont.
La victime allait vers sa voiture quand elle a été prise pour cible par au moins un individu qui a pris la fuite. Quand l'alerte a été donnée par une femme logiquement effrayée par ce qu'elle venait de voir, les policiers ignoraient le caractère de cette agression. Trois groupes de la compagnie d'intervention et de sécurisation, lourdement armés, ont donc progressé avec beaucoup de prudence dans le parking, pensant qu'ils pouvaient affronter un individu aux motivations extrémistes. La station de métro a même été fermée pendant une très grosse heure.
Finalement, le tireur avait pris la fuite bien avant l'arrivée des policiers sur place et le caractère crapuleux, ou motivé par une vengeance quelconque, de cet acte ne faisait guère de doute hier. Le parquet a confié l'enquête dès jeudi soir à la police judiciaire qui essayait hier de répertorier les différents témoins, tout en commençant à exploiter les images des caméras de vidéosurveillance du parking mais également de la station de métro. Les moyens utilisés hier par le tireur pour prendre la fuite demeuraient hier imprécis. Jeudi soir, certains témoins affirmaient que l'individu avait utilisé le métro ce qui avait entraîné un renfort de sécurité sur la ligne. Hier, cet itinéraire de fuite constituait une «hypothèse» pour les enquêteurs du SRPJ mais sans certitude. Quant aux circonstances de l'agression, les policiers restaient très prudents. La victime était peut-être attendue mais le hasard aurait pu, également, mettre victime et tireur en contact.

La victime n'est pas une figure du banditisme toulousain

La victime, un homme de 45 ans a été pris en charge par les pompiers et une équipe médicale du SMUR. Ses blessures dans le dos seraient traumatiques mais les balles n'auraient pas provoqué de plaies et dégâts importants. Au niveau du cou, les plaies sont en revanche beaucoup plus marquées avec, également, pas mal de chance puisque le projectile n'est pas passé loin de la colonne vertébrale. Les médecins paraissaient assez confiants sur l'évolution des pathologies. La victime pourrait quitter l'hôpital Purpan assez rapidement. Cet homme qui a connu dans le passé quelques soucis avec la justice, sans lien avec les produits stupéfiants, «n'est pas une figure du banditisme local, loin de là même», estime une source proche de l'enquête. Entendu rapidement par les policiers, il n'a pas pu dire grand-chose puisque son agresseur lui a tiré dans le dos. Les enquêteurs de la police judiciaire vont donc devoir patiemment remonter les pistes pour essayer d'identifier le tireur.
http://www.ladepeche.fr/communes/toulouse,31555.html

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