mercredi 11 janvier 2017

Battue à mort dans son nouveau studio

La femme de 43 ans retrouvée morte, dimanche soir, dans son appartement de la rue Delcassé à Montauban a été battue à la tête selon les conclusions de l'autopsie.
Après la découverte, dimanche soir, du corps d'une femme de 43 ans, qui gisait, sans vie, dans un studio de la rue Delcassé, à Montauban, les enquêteurs de la brigade de la sûreté urbaine du commissariat de Montauban et leurs collègues du service régional de police judiciaire de Toulouse sont toujours à l recherche de l'auteur du meurtre. Hier, aucun suspect n'était encore arrêté. Mais les recherches sont intenses. Et les premières zones d'ombre se lèvent...
L'autopsie effectuée à l'institut médico-légal de Toulouse a permis de connaître, hier, les causes du décès. C'est le parquet de Montauban qui a révélé les conclusions : «Le corps présentait plusieurs plaies au visage et au crâne. Le décès est consécutif à un hématome sous-dural causé par des coups portés à la tête », a expliqué Bérangère Lacan, substitut du procureur de la République. En revanche, le médecin légiste ne serait pas encore en mesure de préciser si l'auteur des coups a frappé à mains nues la victime ou s'il a utilisé ou pas un objet. Reste que la victime a été battue à mort mais qu'elle n'a pas subi de violences sexuelles. Des bouteilles d'alcool ont été retrouvées sur la scène du crime. Autrement, pas d'arme. Pas d'autre objet, l'appartement n'ayant pas encore été meublé.
L'enquête de police est suspendue aussi à d'autres résultats complémentaires de l'autopsie. Tout l'enjeu des nouvelles analyses est de dater maintenant la mort avec précision, de faire parler des traces génétiques ou empreintes utiles qui pourraient mener à un suspect. Un travail scientifique minutieux qui va se poursuivre dans les prochains jours.

Quotidien rythmé par l'alcool

Par ailleurs, l'enquête qui comprend déjà plusieurs dizaines d'auditions s'intéresse particulièrement à l'environnement et aux relations de Karine Lonjou. Cette mère d'une jeune fille de 20 ans travaillait au conseil départemental de Tarn-et-Garonne. Le dossier met en lumière aussi une femme fragile, au quotidien rythmé par l'alcool. En ce début d'année, elle était en train de changer de quartier à Montauban. Domiciliée jusqu'à présent à une adresse de la rue Aristide-Briand, dans le quartier de Villebourbon, la victime venait de signer un bail pour occuper un nouveau studio de la rue Delcassé, dans le quartier de Villenouvelle, situé entre le centre hospitalier et la place Nationale. Mais le déménagement n'avait pas encore été effectué. Un mystère de plus...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire