mardi 3 janvier 2017

En furie, elle pointe sa carabine sur une «amie»

Le 3 octobre dernier, une jeune femme de 35 ans circule au volant de sa Dacia bleu dans les rues de Saint-Gaudens. Soudain, arrivée rue Pierre Angot, elle stoppe son véhicule, s'éjecte rapidement, ouvre le coffre et sort une carabine. D'un pas décidé, elle se dirige vers une jeune fille qui marche sur le trottoir. Arrivée à la hauteur de celle qui visiblement ne lui est pas inconnue, elle pointe le canon de son arme sur son front et s'écrie : «je vais te butter, je vais te butter». Mais quelle mouche a donc pu piquer la prévenue aujourd'hui poursuivie pour violence avec menace d'arme.
«À la barre, elle explique : «Je n'ai rien contre elle. C'est à son ami que j'en veux. J'ai pété les plombs». «Vous étiez déterminée, hystérique et en pleurs précise la présidente. Vous rendez-vous compte, vous déambuliez dans les rues une arme à la main, vous l'avez menacée avec cette arme. Et qui plus est en plein jour, dans le centre-ville, les passants étaient terrorisés».
«C'était pour lui faire peur, renchérit la prévenue. On se connaît bien. Elle savait que cette arme n'était pas chargée. Ma colère n'était pas dirigée contre elle. Et au départ je voulais prendre un cric pour lui foutre sur la gueule.» La présidente lui demande de baisser le ton. Elle poursuit : «Cric ou carabine, ceci constitue des violences, il va falloir maîtriser vos nerfs et votre agressivité». Malgré les faits, malgré les débats et diverses explications, on ne comprend toujours pas le pourquoi de tels agissements ! La victime explique : «on se connaît depuis 10 ans. J'ai vécu chez elle. Tout se passait bien jusqu'à ce que mon ami vienne vivre avec nous.» La prévenue évoque un contentieux financier.
Maître Liénard son avocate, évoque-le sans gêne de celui qui est apparu comme un intrus, un squatter. Il exhibait des espèces sonnantes et trébuchantes qui auraient dévalorisé et humilié sa cliente. «Tant va la cruche à l'eau qu'elle se casse» conclut l'avocate. Elle plaide pour une certaine mansuétude envers «le tempérament un peu sanguin» de sa cliente. Les raisons de ces actes paraissent quelque peu tirées par les cheveux. Après délibéré le tribunal condamne la prévenue à 90 heures de travaux d'intérêts généraux et une interdiction de détenir une arme pendant 3 ans. Mieux vaut prévenir que guérir. Sait on jamais.
http://www.ladepeche.fr/communes/saint-gaudens,31483.html

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