jeudi 12 janvier 2017

Le cadavre de la disparue découvert dans un placard

Le corps d'Évelyne Desclaux, 56 ans, portée disparue depuis le 30 septembre, a été découvert deux mois plus tard dans un placard de sa maison. Que s'est-il passé ? Une information judiciaire est ouverte.
Des semaines de recherches et, au final, un cadavre dans un placard. Évelyne Desclaux, 56 ans, dont la disparition inquiétante avait été signalée par les proches et pour laquelle des appels à témoins avaient été lancés par la gendarmerie, a été retrouvée décédée à son domicile de Seilh.
«Le 30 septembre, un voisin de ma mère nous a informés qu'elle avait disparu, relate Yann, le fils de la victime. J'y suis allé et, vers 21 heures, les gendarmes sont venus. J'ai regardé les pièces de la maison, comme les gendarmes, mais il n'y avait personne.»
Évelyne Desclaux, dont la santé était défaillante et qui, par le passé, avait déjà démontré des tendances suicidaires, est dès lors portée disparue. «Les gendarmes ont fait venir un chien spécialisé. Il est parti de la maison et a suivi une piste jusqu'au milieu du pont de Gagnac. Comme elle était désespérée et malade, je me suis dit que c'était peut-être son choix de s'être jetée dans le fleuve.»
Malgré l'importante probabilité pour que la disparue ait délibérément mis fin à ses jours, les militaires de la compagnie Toulouse Mirail ont poursuivi leurs investigations en faisant appel par deux fois aux équipes cynophiles ainsi qu'à l'hélicoptère. Des ratissages ont été organisés et les éléments donnés par l'appel à témoin ont été exploités mais Évelyne Desclaux restait introuvable et sa piste s'arrêtait au milieu de ce pont sur la Garonne.
Suicide ? Disparition volontaire ? Accident ? Crime ? Chaque thèse a été explorée et les enquêteurs ont décidé de retourner dans la petite maison de Seilh afin de recueillir de nouveaux éléments. C'est là qu'ils ont fait la macabre découverte, le 6 décembre. La victime, en état de décomposition avancée, gisait morte au fond d'un placard.
Cette femme, petite et mince (1m55 pour 40 kg), se trouvait-elle déjà là le jour de sa disparition ? Est-elle revenue plus tard, malgré les scellés apposés par les gendarmes sur son domicile ? Quelqu'un a-t-il transporté son corps jusqu'à cet endroit très discret ? Toutes les pistes restent ouvertes.
Quelles sont les causes du décès ? Là encore, l'enquête n'exclut aucune hypothèse (lire encadré). Évelyne Desclaux a-t-elle été victime d'un malaise avant de s'effondrer dans ce placard ? A-t-elle été agressée ? Peu probable. Hier, le Parquet de Toulouse a confirmé qu'«une information judiciaire a été ouverte pour recherche des causes de la mort, compte tenu des circonstances atypiques de la découverte».
Aujourd'hui, son fils «veut savoir où les choses en sont afin de pouvoir tourner la page».

http://www.ladepeche.fr/communes/seilh,31541.html

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