mardi 31 janvier 2017

Le Doubien avoue avoir étranglé sa compagne suisse

Lionel Sancho-Martell, 35 ans, demeurant aux Hôpitaux-Neufs, a reconnu avoir étranglé sa compagne suisse à Yverdon. Il a été placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Besançon

Interpellé à Nîmes, transféré à Besançon, le meurtrier de la jeune femme suisse retrouvée sans vie, lundi 23 janvier, à son domicile d’Yverdon a été présenté, en fin de semaine dernière, devant un juge d’instruction (notre journal du 29 janvier).
Âgé de 35 ans, Lionel Sancho-Martell, demeurant aux Hôpitaux-Neufs, dans le Haut-Doubs, a été mis en examen pour meurtre avec circonstances aggravantes par conjoint. Entendu avec un avocat commis d’office, il a reconnu avoir tué Marion Cruchet, sa compagne âgée de 30 ans et mère de leur bébé de sept mois. Il a été placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Besançon. C’est parce que la domiciliation légale du meurtrier est aux Hôpitaux-Neufs que le dossier a logiquement atterri au parquet de la capitale comtoise.
Cette affaire a suscité une vive émotion dans la petite ville d’Yverdon où demeurait le couple qui s’était formé depuis moins de deux ans. Marion, la victime, exerçait, à Neuchâtel, le métier de designer 3D dans la succursale d’une grande enseigne de prêt-à-porter connue en Europe.
Son compagnon travaillait fréquemment la nuit entre Pontarlier et le canton de Vaud, notamment dans un bar mais aussi au service d’une entreprise de transport de colis. Le couple avait un goût commun pour les danses latinos. Marion était actuellement engagée avec succès dans un championnat suisse de danse sportive.

Le bébé de 7 mois est resté seul durant des heures

C’est dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 janvier que « la relation de couple conflictuelle », mise en évidence par le ministère public de l’arrondissement d’Yverdon, a hélas tourné au pire. Procureure de la République de Besançon, EdwigeRoux-Morizot rapporte : « La jeune femme a appelé, au cours de la soirée de dimanche, sa mère pour lui expliquer qu’elle s’était disputée avec son compagnon, lui avait annoncé qu’elle voulait le quitter et qu’il n’avait pas supporté. Le lundi, la mère de la jeune femme, inquiète de ne pouvoir la joindre au téléphone, s’est rendue à l’appartement en début d’après-midi. La porte était ouverte, elle a découvert sa fille morte. Le bébé de sept mois se trouvait seul dans une chambre. Une autopsie a été ordonnée, les médecins légistes ont constaté que la victime avait été étranglée ».
Très vite, la police de sûreté vaudoise a essayé de joindre, en vain, le compagnon de la jeune femme : il ne s’était pas rendu à son travail, son portable ne répondait pas, sa voiture avait disparu et il n’avait pas cherché à joindre un membre de sa famille à Pontarlier. En fait, il avait passé la frontière au cours de la nuit pour gagner la région de Toulouse où demeurent son père et des amis.

Le meurtrier jugé en France

« La géolocalisation a permis de le retrouver, il avait pris une chambre dans un hôtel de la périphérie de Nîmes, il a été interpellé à l’heure légale de 6 h du matin. Il a bien reconnu les faits. Il explique son geste en disant avoir eu une pulsion lorsque sa compagne lui a dit, au cours de leur dispute, son intention de le quitter », précise la procureure.
Cette affaire a nécessité une importante collaboration entre la police vaudoise et les sections de recherches de gendarmerie de Nîmes puis de Besançon. La France n’extradant pas ses ressortissants nationaux, Lionel Sancho-Martell sera jugé par la cour d’assises du Doubs

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2017/01/31/le-doubien-suspecte-d-avoir-etrangle-son-amie-suisse-incarcere-a-besancon

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