dimanche 29 janvier 2017

Les policiers tirent sur une voiture qui leur fonce dessus

L'affaire aurait pu très mal se terminer. Hier, au petit matin, sur le parking d'une discothèque située sur la zone commerciale nord de Montauban, un automobiliste de 34 ans a foncé en marche arrière sur la police appelée pour une bagarre.
Tout a commencé lorsque les policiers sont intervenus, hier, peu avant 6 heures du matin, à la sortie d'une discothèque située sur la zone nord de Montauban. A leur arrivée, la situation est électrique sur le parking de cet établissement de nuit. Une violente bagarre a éclaté entre fêtards, dont le nombre reste flou. Trois fonctionnaires de police sont descendus de leur fourgon. Seul un jeune adjoint de sécurité est resté à l'intérieur véhicule sérigraphié. Les trois hommes en uniforme sont parvenus cependant à disperser assez rapidement les protagonistes, notamment en faisant usage de bombes lacrymogène. A ce moment-là, la rixe est terminée. Mais alors que les forces de l'ordre ont cru que la tension allait pouvoir redescendre d'un cran devant la discothèque, un automobiliste, loin de s'être calmé, a fait mine de quitter le parking avant de s'arrêter.

Dix coups de feu

Soudainement, l'individu au volant, un homme de 34 ans, a enclenché une marche arrière sur une quinzaine de mètres et a foncé sur le fourgon de police qui a été percuté par l'arrière. Le chauffard est reparti ensuite en trombe, droit sur un des trois agents intervenus sur la bagarre. Deux policiers ont sorti leurs armes et ont fait feu sur les roues de la voiture. Dix coups seront tirés. Des renforts de police sont également arrivés. Toujours est-il que le conducteur n'est pas allé plus loin. Il a été interpellé et a aussitôt été placé en garde à vue au commissariat de police de Montauban. L'intervention n'a fait aucune victime. «Les policiers ont fait preuve de beaucoup de sang-froid. Ils n'ont touché que les roues de la voiture», a souligné, hier, daniel Bertinet, le directeur départemental de la sécurité publique.
Le suspect a refusé de se soumettre à un contrôle d'alcoolémie. Une prise de sang a quand même été effectuée. En attendant les résultats des analyses, l'individu est toujours en garde à vue. Il fait l'objet d'une enquête pour violences sur personne dépositaire de l'autorité publique avec arme par destination.
Les enquêteurs sont relevé deux anciennes mentions à son casier judiciaires. Deux condamnations remontant à une quinzaine d'années pour des affaires de stupéfiants et familiales, sans rapport, donc, avec des violences ou des délits routiers. Comment en est-il arrivé alors à ce coup de folie ? Un état d'ivresse ? Les éléments recueillis après les analyses de sang apporteront sans doute les réponses.
Par ailleurs, une autre enquête sera ouverte, confiée celle-là à l'IGS (police des polices) pour déterminer les circonstances dans lesquelles les fonctionnaires de police ont fait usage de leurs armes. Un dossier qui n'est pas sans rappeler que les 19 janvier dernier des gendarmes ont aussi ouvert le feu dans le cadre d'une intervention, liée pour de leur côté, à un cambriolage en flagrant délit.

http://www.ladepeche.fr/communes/montauban,82121.html

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