dimanche 8 janvier 2017

Meurtre à Bize : une maison à Minerve mise sous scellés

Des prélèvements y ont été réalisés, jeudi. L’occupante a disparu. Mais s’agit-il de la victime de Bize ?
"Tant que nous n’aurons pas l’identité, l’enquête sera difficile", a expliqué un enquêteur. C’est pourquoi la section de recherches de la gendarmerie de Montpellier appuyée par la brigade de recherches de Narbonne « ouvre et ferme toutes les pistes » pour mettre un nom sur la victime, découverte décédée à Bize, mercredi dernier.
Dès le lendemain, les gendarmes ont procédé à des prélèvements dans une habitation de Minerve dans l’Hérault qui a ensuite été placée sous scellés. Son occupante, âgée entre 45 et 50 ans, aurait disparu. « Elle se déplace toujours en voiture et sa voiture est là », a expliqué le maire de Minerve, Didier Vordy, sans pouvoir donner davantage de précisions. Les communes de Minerve et Bize sont séparées par 14 km, soit à peine 20 minutes de voiture par la D 907. Mais faut-il y voir un lien avec l’affaire de Bize ?
Les investigations sont en cours pour confirmer ou infirmer des concordances avec les relevés effectués à Bize. Rien n’a filtré des services d’enquête. Depuis le début de cette affaire, de nombreux appels ont été passés à la gendarmerie départementale pour signaler des personnes disparues ou absentes. Les enquêteurs comptent bien que, parmi ces signalements, un coup de fil permettra de remonter jusqu’à l’identité de cette femme sans nom.
Les gendarmeries du Tarn ou encore des P.-O., pour ne citer que ces services, ont partagé leur fichier des personnes disparues. Il a été évoqué, un temps, que la victime de Bize puisse être une prostituée qui a subi ce triste sort au bord de cette petite route peu fréquentée.
En revanche, la piste de la personne disparue à Castans, au pied du Pic de Nore, dont on était sans nouvelle à la suite de l’incendie de sa maison, se referme. L’occupante a été retrouvée décédée dans les décombres de son habitation.
40 gendarmes sur les lieux à Bize
Des moyens conséquents ont été mis en place par la gendarmerie. Sur le terrain, le jour de la découverte, on ne comptait pas moins de 40 militaires venant de plusieurs services : 8 de la section de recherches, 6 de la brigade de recherches, 4 de la brigade de Lézignan, 6 du Psig, sans oublier les 4 techniciens en identification criminelle, un officier de permanence et des gendarmes de Coursan et Ginestas. Dans une enquête criminelle, les premières heures après la découverte du corps sont primordiales. Toutes les précautions doivent être prises pour ne pas polluer le lieu de la découverte et sécuriser le terrain.
De nouvelles analyses, plus longues à réaliser que l’autopsie, vont donner des informations précieuses aux enquêteurs. Ils attendent les résultats de l’ADN qui pourra parler si la victime a déjà été répertoriée. Les analyses toxicologiques, aussi, permettront de définir si cette femme était sous l’empire de l’alcool, sous l’influence de stupéfiants ou de médicaments. Autant d’éléments indispensables à exploiter.

http://www.lindependant.fr/2017/01/07/meurtre-a-bize-une-maison-a-minerve-mise-sous-scelles,2285165.php

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