jeudi 26 janvier 2017

Trafiquants d’art : une dizaine d’interpellations à Alès

U n vaste coup de filet réalisé par une centaine de gendarmes et policiers.
Les rues d'Alès s'animent tout juste ce mardi 2 4 janvier au matin. Il est près de 7 heures lorsque la file de plusieurs dizaines de véhicules des forces de l'ordre s'ébranle. Une soixantaine de gendarmes de toute la compagnie d'Alès, de la brigade de recherches et du groupe d'intervention régional (Gir) de Montpellier, ainsi qu'une trentaine de policiers municipaux et des effectifs du commissariat de police d'Alès, participent à une importante opération visant un réseau de trafiquants d'objets d'art.

Des objets de grande valeur

Simultanément, plusieurs immeubles sont investis par les enquêteurs. La première adresse se situe en centre-ville à proximité de la cathédrale. Un individu est interpellé. Ce serait le pourvoyeur d'œuvres d'art. Un antiquaire de Montpellier assure que l'individu placé en garde à vue, lui aurait proposé plusieurs objets de grande valeur. Une tête de chèvre en céramique de Picasso, une douzaine de dessins du maître, vendus depuis en Suisse à une galerie, un bas-relief signé Vasarely estimé à 50 000 €. "Il avait même un catalogue qu'il présentait avec des photos de meubles à vendre. Certains objets pourraient provenir de la succession de Dora Maar, muse de Picasso, qui a vécu à Ménerbes jusqu'à son décès en 1997."

Un tableau emballé dans un sac Christie's

Dans l'appartement, l'un des trois chiens des équipes cynophiles de la gendarmerie passe les pièces au peigne fin. Les enquêteurs de la brigade de recherches d'Alès s'emparent de ce qui paraît être des tableaux et de divers objets placés sous scellés. Un tableau est encore emballé dans un sac estampillé Christie's, la célèbre société de ventes aux enchères basée à Londres.
Au total, ce sont onze personnes originaires de Saint-Julien-les-Rosiers, Rousson et Saint-Privat-des-Vieux qui sont placées en garde à vue. D'autres ont été entendues sous le régime de l'audition libre. Dans le quartier des Cévennes, quai du Grabieux, c'est un membre de la même famille que le mis en cause du centre-ville qui à son tour, est placé en garde à vue. À quelques mètres, dans la tour de la pharmacie, policiers municipaux et gendarmes se rendent dans un appartement qui avait déjà donné lieu à une perquisition au printemps dernier. Il s'agit d'une famille bien connue des services. Les gardes à vue des mis en cause ont été prolongées ce mardi soir, et pourraient durer 48 heures.

http://www.midilibre.fr/2017/01/25/trafiquants-d-art-une-dizaine-d-interpellations-a-ales,1457851.php

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