jeudi 23 février 2017

Meurtre-mystère du Frasnois : l’enquête transférée au parquet de Besançon

Qui est-elle ? Qui l’a tuée ? Pour quelles raisons ? Les questions gravitant autour de la découverte d’un mystérieux cadavre, le 15 décembre dans la forêt du Frasnois (Jura), demeurent sans réponse. Pour mémoire, cette jeune femme d’une vingtaine d’années a été repérée par hasard sous des branchages, le visage défiguré par de nombreux coups, son corps dénudé lardé de 26 plaies provoquées par un objet contondant…
La procureur de Besançon, Edwige Roux-Morizot, a annoncé ce mercredi l’ouverture d’une information judiciaire pour meurtre. Jusqu’alors, le travail des gendarmes jurassiens et bisontins s’inscrivait dans le cadre d’une enquête préliminaire, sous la responsabilité du parquet de Lons-le-Saunier. Ce transfert au pôle de l’instruction bisontin leur fournira des moyens judiciaires supplémentaires.

Proxénétisme : une piste parmi d’autres

La priorité, elle, reste identique. La cellule d’enquête dédiée à cette affaire planche à la fois sur l’identification de la victime et sur celle du son meurtrier présumé. Plusieurs hypothèses de travail sont retenues, notamment celle d’un crime lié à une affaire de proxétisme.
L’ADN de la victime - dont on a finalement pu reconstituer le visage - a tourné dans toutes les bases de données françaises et européennes, notamment dans les pays signataires de l’accord de coopération policière et judiciaire dit « de Prüm ». Pour l’heure, ces recherches ont été vaines. Mais tous les pays de l’UE ne disposent pas de fichiers ADN efficients.
Une fastidieuse vérification est également réalisée sur l’ensemble des procédures de disparition non résolue signalées en France et au-delà qui pourraient correspondre. L’espoir reste permis.

Investigations aussi sur l'identité du meurtier

En l’état, débusquer l’auteur de ce meurtre sanglant paraît délicat, mais là encore, les enquêteurs travaillent d’arrache pied. Des éléments existent. Les investigations et analyses sont en cours, même si la procureur de Besançon reste volontairement floue à ce sujet, afin de préserver l’effet de surprise en cas d’interpllation.
Reste donc à débusquer un indice fiable. « Un petit fil qui dépasse », espère une source proche du dossier. Un fil qu’il faudra ensuite tirer avec délicatesse, pour détricoter enfin cette boule de mystère si compacte, et si sordide.
Meurtre-mystère du Frasnois : l’enquête transférée au parquet de Besançon
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2017/02/22/meurtre-mystere-du-frasnois-l-enquete-transferee-au-pole-d-instruction-de-besancon

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