mercredi 1 février 2017

Un médecin limouxin se fait rouer de coups par un patient

À 9 heures, hier, à l'heure où les patients se retrouvent dans la salle d'attente de ce médecin très connu en centre-ville, un énergumène passablement énervé est arrivé avec la ferme intention de ne pas attendre son tour.
Il se met à insulter les personnes présentes. Voyant qu'il n'y a pas de réponse à ses propos agressifs, il se met alors à tambouriner de plus en plus fort sur toutes les portes du cabinet au risque de casser le grand mur vitré qui sépare l'entrée de la porte extérieure. Sans attendre la fin de sa consultation, le médecin sort de son bureau pour calmer l'individu et protéger sa clientèle d'éventuels mauvais coups. Sans pouvoir aligner deux mots, le praticien pourtant spécialiste d'aïkido, essaye de ceinturer le bougre hors de lui et se fait molester avec violence. Tant bien que mal, ce généraliste connu pour son calme et son bon aloi tente de se défendre mais en vain. Puis, tout d'un coup, l'homme, en vociférant des insultes, décide de quitter le champ de bataille qu'il venait de provoquer. Dans le cabinet, tout le monde reprend son souffle, le généraliste retrouve ses esprits et panse son visage tuméfié pour poursuivre ses consultations dans le calme. Peine perdue. Le patient impatient revient sur le lieu de son premier forfait, toujours plus agité il jette sans autre forme de procès un caillou au visage du médecin, toujours sous des seaux d'injures. Le médecin se met alors à le poursuivre dans les rues jusqu'à la place de la République où il est arrêté par un policier municipal qui comprend très vite en voyant la course-poursuite qu'il y a un problème. La gendarmerie, prévenue par une personne restée dans la salle d'attente, ceinture le gaillard et l'amène pour une garde à vue bienfaitrice. «Depuis 1992 que je suis installé, c'est bien la première fois que je suis agressé de la sorte, j'ai l'habitude des personnes sous tension, mais là je dois dire qu'à ce stade c'est bien une première», assure le médecin bouleversé, portant sur le visage et sur les mains les nombreux stigmates de son agression.
http://www.ladepeche.fr/communes/limoux,11206.html

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