vendredi 24 mars 2017

Prison ferme pour l'agression de la mamie

18 mois de prison ferme : c'est ce que le tribunal a infligé à Nadège Bossy, après la violente agression contre une vieille dame de 90 ans, il y a trois jours, en récidive.
Dans le box, Nadège Bossy, 43 ans. Sur les grands écrans de la salle d'audience, la photo de Joanna R., 90 ans dans quelques jours, le visage tuméfié et en sang, le regard perdu. Une photo qui va rester affichée tout au long de l'audience. Nadège Bossy est loin d'être une inconnue : elle a un casier long comme le bras, avec déjà 16 condamnations au compteur, pour escroqueries, vols, stups, arnaques diverses sur personnes vulnérables… «Là, vous avez franchi un cap avec le vol avec violence», s'indigne la présidente Gadoullet qui s'emporte quand la prévenue s'obstine à ne pas jeter un coup d'œil à la photo. «Rien ne vous arrête ! Regardez-la donc ! Vous avez vu tout ce sang ? Vous avez vu ce que vous lui avez fait ? Vous auriez pu la tuer ! Traumatisme facial, dentaire, nasal…» Nadège Bossy lève les yeux, regarde, se tait, avec une indifférence assez sidérante. Et la magistrate de dérouler les faits : «Il faisait beau ce 19 mars, Mme Joanna R., toute pimpante et coquette, rentrait d'une promenade au jardin Massey. Elle avait son sac serré contre elle. Vous êtes arrivée par-derrière, vous l'avez violemment poussée en avant, elle a chuté directement face contre le sol, son sac est tombé, vous l'avez ramassé et vous vous êtes enfuie. Heureusement que ces deux jeunes étaient là et qu'ils se sont précipités en entendant les cris de la victime. L'un s'est occupé de la vieille dame, l'autre vous a rattrapée (voir encadré). Sans eux, vous auriez encore échappé aux sanctions. Et le comble, c'est que vous n'avez pas eu un mot pour votre victime au sol, en sang, traumatisée. Se répandre en excuses au commissariat, après coup, pour faire bon effet, c'est trop facile !». Avec une rare arrogance, Nadège Bossy va se défiler : c'est un policier qui l'a empêchée d'approcher la victime : «Ils n'étaient pas encore sur place !», fulmine Élisabeth Gadoullet. C'est sous la pression de son compagnon, délinquant notoire et actuellement incarcéré, qu'elle a commis ce vol : «Comme d'habitude, vous vous dédouanez sur les autres ! Et si ça avait été un rugbyman de 100 kg ? Pas sûr que même sous la pression, vous ayiez pris le sac ! Oser dire que vous n'avez pas vu l'âge de la victime ? Qui peut y croire ?» Pour la procureure Marie-Odile Meunier-Garner, «une telle attitude est déplorable. Les explications sont fallacieuses, variables et absolument pas crédibles. Fort heureusement, il y a eu l'intervention de ces deux jeunes que je tiens à saluer pour leur courage, leur citoyenneté, leur attitude remarquable et altruiste. Il faut absolument mettre la société à l'abri de cette femme. Je demande 18 mois ferme et maintien en détention». Le défenseur Me Bertrand n'aura pas la partie facile, mais va livrer, à son habitude, une plaidoirie très humaniste, en n'omettant pas de saluer lui aussi les deux jeunes dans la salle des pas perdus en attendant le jugement qui sera exactement conforme aux réquisitions.
18 mois de prison ferme : c'est ce que le tribunal a infligé à Nadège Bossy, après la violente agression contre une vieille dame de 90 ans, il y a trois jours, en récidive.
Dans le box, Nadège Bossy, 43 ans. Sur les grands écrans de la salle d'audience, la photo de Joanna R., 90 ans dans quelques jours, le visage tuméfié et en sang, le regard perdu. Une photo qui va rester affichée tout au long de l'audience. Nadège Bossy est loin d'être une inconnue : elle a un casier long comme le bras, avec déjà 16 condamnations au compteur, pour escroqueries, vols, stups, arnaques diverses sur personnes vulnérables… «Là, vous avez franchi un cap avec le vol avec violence», s'indigne la présidente Gadoullet qui s'emporte quand la prévenue s'obstine à ne pas jeter un coup d'œil à la photo. «Rien ne vous arrête ! Regardez-la donc ! Vous avez vu tout ce sang ? Vous avez vu ce que vous lui avez fait ? Vous auriez pu la tuer ! Traumatisme facial, dentaire, nasal…» Nadège Bossy lève les yeux, regarde, se tait, avec une indifférence assez sidérante. Et la magistrate de dérouler les faits : «Il faisait beau ce 19 mars, Mme Joanna R., toute pimpante et coquette, rentrait d'une promenade au jardin Massey. Elle avait son sac serré contre elle. Vous êtes arrivée par-derrière, vous l'avez violemment poussée en avant, elle a chuté directement face contre le sol, son sac est tombé, vous l'avez ramassé et vous vous êtes enfuie. Heureusement que ces deux jeunes étaient là et qu'ils se sont précipités en entendant les cris de la victime. L'un s'est occupé de la vieille dame, l'autre vous a rattrapée (voir encadré). Sans eux, vous auriez encore échappé aux sanctions. Et le comble, c'est que vous n'avez pas eu un mot pour votre victime au sol, en sang, traumatisée. Se répandre en excuses au commissariat, après coup, pour faire bon effet, c'est trop facile !». Avec une rare arrogance, Nadège Bossy va se défiler : c'est un policier qui l'a empêchée d'approcher la victime : «Ils n'étaient pas encore sur place !», fulmine Élisabeth Gadoullet. C'est sous la pression de son compagnon, délinquant notoire et actuellement incarcéré, qu'elle a commis ce vol : «Comme d'habitude, vous vous dédouanez sur les autres ! Et si ça avait été un rugbyman de 100 kg ? Pas sûr que même sous la pression, vous ayiez pris le sac ! Oser dire que vous n'avez pas vu l'âge de la victime ? Qui peut y croire ?» Pour la procureure Marie-Odile Meunier-Garner, «une telle attitude est déplorable. Les explications sont fallacieuses, variables et absolument pas crédibles. Fort heureusement, il y a eu l'intervention de ces deux jeunes que je tiens à saluer pour leur courage, leur citoyenneté, leur attitude remarquable et altruiste. Il faut absolument mettre la société à l'abri de cette femme. Je demande 18 mois ferme et maintien en détention». Le défenseur Me Bertrand n'aura pas la partie facile, mais va livrer, à son habitude, une plaidoirie très humaniste, en n'omettant pas de saluer lui aussi les deux jeunes dans la salle des pas perdus en attendant le jugement qui sera exactement conforme aux réquisitions.
http://www.ladepeche.fr/grand-sud/hautes-pyrenees/

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