mardi 7 mars 2017

Soupçons d'empoisonnements à Besançon : une plainte déposée dès 2009 par la Polyclinique

La mise en examen d'un médecin-anesthésiste de la clinique Saint-Vincent, révélée ce lundi par le parquet de Besançon, fait l'effet d'un séisme au sein de la communauté des professions de santé de la région.
Cet homme de 45 ans est soupçonné par la police d'avoir sciemment empoisonné sept de ses patients, sur une période allant de 2008 à 2017. Cinq d'entre eux avaient pu être réanimés, deux ont péri.
Après avoir été déféré devant le parquet, le médecin a été placé sous contrôle judiciaire, évitant (de peu) la détention provisoire. Il nie être responsable des injections en question. Actuellement employé à la clinique Saint-Vincent, ce père de famille avait également exercé à la Polyclinique de Franche-Comté, où ses agissements, là aussi, posent question selon les enquêteurs.

Trois événements périopératoires graves en 2009

Soucieuse sans doute d'atténuer la tempête de défiance qui guette, la Polyclinique a tenu à réagir via un communiqué de presse, diffusé dès lundi à 23h20, alors que son placement sous contrôle judiciaire n'avait encore pas été acté. " Trois événements graves périopératoires ont eu lieu en 2009 sur une courte période, tous trois ont été efficacement réanimés sans décès à déplorer. Les circonstances de ces événements ont donné lieu à une enquête interne. Ces faits troublants ont conduit l'équipe médicale et la direction à avertir les autorités [...]. Une plainte avait été déposée auprès du Procureur de la République", rappelle le président de la Conférence médicale d'établissement de la Polyclinique., le docteur Pascal Petit
" Depuis ", ajoute-t-il, " aucun fait de cette nature n'a été à déplorer à la Polyclinique. Le praticien mis en cause n'a exercé dans notre établissement que sur une courte période en 2009. Les faits récents faisant l'objet d'une enquête ne concernent pas notre établissement. La communauté médicale, sous le choc, se tient à la disposition des enquêteurs. "

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2017/03/07/soupcons-d-empoisonnements-a-besancon-la-polyclinique-reagit

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