jeudi 13 avril 2017

Le corps de Narumi recherché en vain dans le bois de Parcey

De nouvelles recherches pour retrouver le corps de la jeune étudiante japonaise disparue à Besançon en décembre ont débuté lundi dans le secteur de Parcey, au sud de Dole. Hier, elles étaient demeurées vaines.
« C’est la battue la plus conséquente depuis le début des recherches, qui remontent à janvier », précise Edwige Roux-Morizot, la procureure de Besançon. Si le corps reste introuvable, les enquêteurs restent persuadés que Narumi Kurosaki, 21 ans, est décédée. La police judiciaire de Besançon, appuyée par les maîtres-chiens de la gendarmerie et les plongeurs de Strasbourg, a donc, une nouvelle fois, tenté de retrouver la dépouille de la jeune étudiante disparue depuis le 5 décembre dernier.
Le bois de Parcey, près de Dole, est parcouru de long en large depuis lundi. Un hélicoptère renforce les 80 policiers au sol qui procèdent aux recherches avec méthode. Les forces de l’ordre n’ont encore rien trouvé à l’heure qu’il est, selon le parquet.

Une large zone de recherche

« Nous cherchons secteur par secteur, dans les bois, les rivières (la Loue, le Doubs), pour ne rien oublier », a déclaré de son côté une source policière, précisant que ces investigations « très précises » sur le terrain se poursuivraient « toute la semaine ». « Nous avons recoupé plusieurs données à la fois (données GSM, données téléphoniques du suspect) afin de sélectionner une zone de recherche », a-t-elle ajouté. Il est désormais urgent et essentiel pour les autorités de démontrer une nouvelle fois le bien-fondé de leurs suspicions à l’encontre de Nicolas Zepeda Contreras. L’enjeu final, pour la justice bisontine, est d’obtenir l’extradition de cet assistant professeur chilien de 26 ans, ex-petit ami de Narumi, parti se réfugier dans son pays le 7 décembre 2016. Le suspect, convoqué en février à Santiago (Chili) par le juge Jorge Dahm, reconnaissait avoir passé la nuit du 4 au 5 décembre avec Narumi et avoir perdu sa trace par la suite. Le juge Dahm s’étonnait, à l’époque, de la « légèreté » du dossier d’enquête français. L’absence de corps ne permettait pas d’arrêter le jeune homme, selon le magistrat de la cour suprême chilienne. Depuis, le parquet de Besançon a complété et traduit la demande d’extradition en espagnol, puis l’a envoyée récemment. Lorsque la justice chilienne aura examiné la pile de documents mise à sa disposition, il faudra encore attendre quelques semaines pour que l’extradition du suspect se concrétise, si elle est acceptée. La justice bisontine, de son côté, met les bouchées doubles pour retrouver le corps de Narumi.
corps de Narumi recherché en vainhttp://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2017/04/12/le-corps-de-narumi-recherche-en-vain-dans-le-bois-de-parcey

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