jeudi 11 mai 2017

Coup de feu sur le chantier

On ne passe pas. Les usagers de la rue Victor, dans le secteur du cinéma Kinépolis à Nancy, étaient contraints, mercredi vers 13 h 30, d’éviter le secteur tandis que les riverains, eux, étaient invités par la police à rester confinés chez eux. Au 1er étage d’un immeuble en rénovation au 43, rue Victor, à l’angle avec la rue du Progrès, un individu jugé dangereux venait de se retrancher dans son appartement. Après avoir mis en joue l’un des ouvriers d’une entreprise mandatée pour des travaux de façade. Et, toujours armé d’une arme de poing, l’homme tirait - en l’air - à une seule reprise.
D’après les premiers éléments recueillis, le locataire avait déjà posé des problèmes dans l’immeuble. « Il venait de rentrer et a déclaré que le marteau-piqueur l’avait réveillé », témoigne un employé. « Il est sorti, très énervé, une première fois sans son arme en réclamant qu’on protège le rosier avec une bâche durant les travaux… Ce qu’on a fait immédiatement. Puis il est ressorti avec l’arme et a tiré, avant d’exiger qu’on l’aide à rechercher la douille. Mais nous n’avons rien trouvé. Oui, nous avons eu très peur ».
Un témoin alertait la police tandis que le tireur se retranchait dans son appartement. Le quartier était bouclé par un large périmètre de sécurité et le bâtiment sécurisé par des policiers de la Section d’intervention (SI), protégés par leurs équipements lourds et armés du fusil d’assaut HK-G36. Un matériel dont sont dotées les unités de premières interventions depuis l’état d’urgence.

Un policier se blesse

Sur le palier du 1er étage, les policiers se cassaient les dents sur une porte sans doute blindée et qui résistait aux violents coups de bélier. Reste que dans l’urgence et au vu de la configuration des lieux, la police avait frappé à la mauvaise porte. Fort de cet échec, les fonctionnaires escaladaient l’échafaudage et fracturaient la fenêtre, côté rue Victor, avant d’investir le logement dont la porte d’entrée était barricadée de l’intérieur par du mobilier.
Dans l’assaut, l’un des intervenants se blessait sérieusement au bras avec du verre cassé. Âgé d’une trentaine d’années, Y. était interpellé en compagnie d’un 2e individu. Ce dernier était semble-t-il mis hors de cause tandis que le tireur présumé, lui, était placé en cellule de dégrisement avant d’être entendu au cours de sa garde à vue. Des saisies ont été réalisées lors de la perquisition de son appartement. Dans le quartier, les riverains s’interrogent, une fois la tension retombée. « Il y a beaucoup de va-et-vient, des grosses berlines de passage… » À mots couverts, certains suspectent un trafic de stupéfiants dans ce secteur jusque-là paisible, des Rives-de-Meurthe.
       
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