mercredi 24 mai 2017

Lot-et-Garonne : une octogénaire ligotée, violentée et détroussée à son domicile

La victime a été agressée par deux individus qui ont réussi à pénétrer chez elle. Les faits se sont déroulés, dans la nuit de lundi à mardi, à Port-Sainte-Marie

William Khérif, maire de Port-Sainte-Marie, ne cache pas sa consternation après l’agression d’une de ses administrés. Proche de la famille, le premier édile a appris que cette Portaise de 85 ans avait été victime d’une violente agression dans la nuit de lundi à mardi.
Aux alentours de 5 h 30 du matin, l’octogénaire, résidant au lieu dit Vignoble-de-Romas, entend frapper à sa porte. Par le biais d’un subterfuge, deux individus encagoulés parviennent à s’introduire chez elle, et au moyen de violences, l’immobilisent avant de la ligoter. Apeurée, la dame âgée est également bâillonnée. Le duo de malfaiteurs moleste l’occupante des lieux afin d’obtenir le code de sa carte bancaire, qu’ils ne manqueront pas de subtiliser avant de prendre la fuite, laissant la victime attachée. De l’argent liquide aurait pu également être dérobé à son domicile.
Le duo de malfaiteurs a molesté l’occupante des lieux afin d’obtenir le code de sa carte bancaire
Selon les premiers éléments de cette enquête ouverte pour extorsion avec violence sur personne vulnérable, confiée aux gendarmes de la brigade de recherche d’Agen et de l’antenne agenaise de la Section de recherches de Bordeaux, de l’argent aurait été retiré peu de temps après les faits.


Séquelles psychologiques

L’octogénaire aurait finalement réussi à se débarrasser de ses liens pour se réfugier chez une voisine, donnant ainsi l’alerte. « Ce sont des faits d’une violence rare, poursuit William Khérif. S’il faut bien se garder de répandre la psychose, il convient à toutes les personnes âgées de rester vigilantes. De mon côté, je n’avais jamais vu un tel déploiement de forces de l’ordre sur la commune. » Le dispositif de la gendarmerie était, en effet, mardi, renforcé par les communautés de brigades d’Aiguillon et Damazan, au soutien des services enquêteurs.
Rapidement prise en charge par les secours, l’octogénaire a été conduite au centre hospitalier d’Agen pour y recevoir des soins. Si un premier examen médical établit une incapacité totale de travail de trois jours, les séquelles psychologiques d’une telle agression devront être évaluées à plus long terme.

Identification criminelle

L’enquête de flagrance diligentée par le parquet d’Agen s’attache à présent à déterminer pourquoi cette Portaise a été prise pour cible et qui pourraient bien être ses agresseurs. À ses fins, les techniciens en identification criminelle ont passé, mardi, les lieux au peigne fin.

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