samedi 10 juin 2017

Altercation mortelle

Un différend et un coup porté au visage d’un homme de 59 ans, Denis Aubry, se sont soldés par le décès de ce dernier, juste devant son domicile de la rue Sainte-Anne, mardi en fin d’après-midi, aux environs de 17 h 30. L’auteur présumé des faits, âgé de 31 ans, a été présenté au juge d’instruction, ce jeudi. Le magistrat a ouvert une information judiciaire pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner. L’individu a été placé sous contrôle judiciaire. Les résultats de l’autopsie, pratiquée jeudi, restent placés sous le secret de l’instruction.

Un coup porté au visage

Tout est parti d’une altercation entre les deux hommes, pour un motif non clairement établi par les policiers enquêteurs. Le père de famille de 31 ans a fini par porter un coup de poing au visage du quinquagénaire. Plutôt que de riposter, ce dernier préfère alors rentrer chez lui, traverse la rue qui le sépare de son habitation et s’écroule devant la porte d’entrée de l’immeuble.
Policiers et pompiers, ont été appelés sur place. Tandis que les soldats du feu et le médecin du SAMU prodiguaient les premiers soins à la victime, en arrêt cardio-respiratoire, l’auteur présumé des faits s’est spontanément présenté aux policiers en avouant le coup porté. Interpellé, il a été aussitôt placé en garde à vue avant d’être présenté à la justice pour répondre de ses actes.
Le jour des faits, malgré la proximité de l’école Jules-Ferry, toute proche, et du collège Guérin, les élèves ayant déjà quitté les lieux, personne n’a rien entendu ni vu quoi que ce soit. Seuls les véhicules de secours ont attiré les regards des actifs, à leur retour de leur journée de labeur.

Rien remarqué

Les autres locataires de ce petit immeuble de deux étages, situé au carrefour des rues Sainte-Anne et Cosson, n’ont rien remarqué de suspect eux non plus.
M. Aubry résidait dans l’appartement du rez-de-chaussée gauche. Son voisin de palier, hospitalisé, était absent au moment du drame qui a coûté la vie au Lunévillois. « Je suis rentrée de mon travail comme tous les jours vers 17 h 40. Pompiers, SAMU et policiers étaient là. Je pensais que M. Aubry avait juste fait un malaise. Plus tard, quand j’ai vu la voiture des pompes funèbres, vers 19 h 30, j’ai compris… », confie la jeune mère de famille habitant au premier étage depuis trois ans.
La victime vivait seule dans cet appartement et avait été placée sous le statut de majeur protégé depuis le décès de sa mère.

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