vendredi 7 juillet 2017

Le chauffard pressé de retrouver sa fiancée

Le feu était-il à l’orange comme le prétend l’auteur présumé de l’accident qui a coûté la vie, mercredi en début d’après-midi, à une jeune fille de 17 ans à Audincourt ? Ou au rouge comme l’assurent de nombreux automobilistes aux premières loges de l’accident puisqu’ils se trouvaient à l’arrêt au fameux feu rouge sur la D 437 qui traverse la ville ?
Les auditions se poursuivent dans le cadre d’une affaire qui bouleverse la seconde ville centre de l’agglomération et agite les réseaux sociaux. Pèle mêle, les internautes dénoncent le remodelage récent de cette artère très roulante « avec ses changements de voies et sa signalétique alambiquées ». Les infrastructures routières peuvent toujours être améliorées mais dans le cas d’espèce c’est le comportement humain, qui est à l’origine de cet accident « effroyable » pour reprendre le qualificatif du sénateur maire Martial Bourquin. Anastasia, une Audincourtoise de 17 ans a été tuée par un automobiliste qui a grillé un feu, rouge ou orange peu importe, alors qu’elle traversait la route sur un passage censé la protéger (notre précédente édition).
Au volant de la voiture bélier qui remontait la Départementale en direction de la zone des Arblétiers, se trouvait un Hérimoncourtois de 19 ans. Un jeune conducteur doté d’un permis probatoire qui ne disposait plus que de 5 points sur 8. Ça peut arriver.
Selon les automobilistes témoins, il a dépassé les voitures à l’arrêt au feu rouge par la voie de gauche alors libre. Le véhicule a fauché la jeune fille, qui venait tout juste de quitter le restaurant où elle effectuait sa première journée de stage. Sous la violence du choc, elle a été projetée à une dizaine de mètres. Quant à l’automobiliste, il n’a pas cherché à fuir. Il a stoppé sa voiture une trentaine de mètres plus loin. En état de choc, le jeune homme qui semble avoir mesuré les conséquences de son imprudence, a été hospitalisé à Trévenans. À sa sortie de l’hôpital, peu avant 18 h mercredi, il a été placé en garde à vue au commissariat de Montbéliard. Il était, a-t-il expliqué aux policiers au cours de son audition, pressé de retrouver sa fiancée à Montbéliard qui, avec une amie, faisait les essayages de sa future robe de mariée. Les noces sont en effet programmées dans deux semaines.
Une famille de la rue Kuntzmann, quartier des Forges à Audincourt, elle, prépare des funérailles. À l’issue de sa garde à vue, l’Hérimoncourtois a été remis en liberté jeudi soir. Une liberté provisoire. Le temps que le parquet de Montbéliard dispose des résultats de l’autopsie de la victime, pratiquée ce vendredi à Besançon, des prélèvements toxicologiques et des analyses du téléphone portable de l’automobiliste. Analyses qui doivent déterminer si le conducteur envoyait ou non des messages au moment de l’accident.
Dès que toutes ces informations seront réunies, début de semaine prochaine, la garde à vue reprendra avec à l’issue une présentation à la justice et sans doute une mise en examen pour homicide involontaire. Jeudi soir, le conseil municipal d’Audincourt a ouvert sa séance en observant une minute de silence en mémoire de l’adolescente tuée à la fleur de l’âge. Dans un communiqué, le maire dénonce les infractions au code de la route « trop fréquentes et inacceptables », annonce des contrôles de vitesse « renforcés » sur les axes principaux de la ville et réclame l’installation de radars feux rouges sur la RD 437.
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