dimanche 2 juillet 2017

Leur vie disparaît dans un déménagement

Voir partout des camions de déménagement ne rappelle que des mauvaises choses à un couple de Nancy.
rappelle que des mauvaises choses à un couple de Nancy. Leur déménagement s’est soldé par la destruction de la quasi-totalité de leurs biens. L’an dernier, ils quittent leur appartement pour un autre, situé à Nancy. La vente de leur ancien logement a été plus rapide que les travaux du nouveau : il leur faut habiter pendant six mois dans un appartement de transition, nettement plus petit. Ils font appel à un déménageur pour mettre leurs affaires en garde-meuble pendant ce temps.
Le déménagement a lieu en juin 2016. Le couple garde de quoi vivre dans le F3. Le reste part à Saint-Dizier, en Haute-Marne. Le garde-meuble y est annoncé comme sécurisé et surveillé. La date du futur emménagement est déjà fixée au 15 décembre. Deux jours avant, une secrétaire appelle pour caler le déménagement du petit appartement. Incidemment, elle annonce au couple que les biens stockés ont été volés et brûlés. Cela s’est produit le 26 juillet, près de six mois auparavant…

« Plus une photo de notre mariage, rien des albums de naissance de nos enfants »

« Ce sont aussi bien des vêtements, nos papiers, nos photos, que des tableaux d’artistes contemporains ou des livres d’art », confient-ils. « Il ne reste ainsi plus une photo de notre mariage, rien des albums de naissance de nos enfants. » Ils découvrent la plainte déposée en juillet par le déménageur auprès de la police de Saint-Dizier. Les photos du camion brûlé leur tordent le cœur. Le véhicule était stocké dans la cour du garde-meuble. Il a été volé, sans doute pillé, et incendié à quelques kilomètres de là, à Sermaize-les-Bains, dans un champ. La plainte ne comporte aucune indication du préjudice - peut-être parce que les propriétaires n’ont pas été contactés…
Dès le 14 décembre, le couple porte plainte. « Cela a relancé la procédure pénale en cours », note Me Caroline Lombard, leur avocat, confrontée à une nouvelle péripétie : la société a été placée en redressement judiciaire. La créance a été signifiée à l’administrateur judiciaire : 50.000 € pour le mobilier, 15.000 € pour le préjudice moral.
Ces montants, le déménageur les conteste. Il se base sur un contrat signé qui fait état d’une valeur de 2.000 € pour le mobilier - un contrat que le couple se rappelle avoir signé à la fin du mois de juillet, bizarrement…
« De mémoire, il y avait un canapé, une TV, une vingtaine de cartons », affirme le professionnel. « Comment peut-on réclamer autant ? » Il estime que ses clients ont forcément été prévenus de la destruction de leurs biens. Le déménageur ne comprend pas pourquoi les meubles sont restés dans un camion alors qu’ils devaient intégrer le garde-meuble.
Il y a aussi une chose dont le déménageur n’est pas convaincu : que sa société ait facturé durant près de six mois la location du garde-meuble… Le couple attend désormais l’issue de l’enquête pénale pour y voir plus clair.


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