jeudi 6 juillet 2017

Tué par la remorque d’un agriculteur

Allongée sur la chaussée, à quelques centimètres du trottoir, à l’aplomb du losange de l’enseigne du garage Renault, la victime est en arrêt cardio-ventilatoire. Malgré la tentative de réanimation engagée par les pompiers de Neuves-Maisons, placés sous le commandement du lieutenant Hainot et l’intervention des médecins du SMUR, l’homme ne pourra être réanimé. Tué sur le coup.
Très vite, les gendarmes de la Compagnie de Nancy, en présence des capitaines Ciani et Grosse, figeaient le périmètre de la collision et sécurisaient la circulation sur la route de Pierreville (D 50 b). Le maire de Pulligny, Jean-Luc Dussaucy, était également sur place. L’accident a eu lieu peu avant 15 h, à la sortie de Pulligny. Un engin agricole de type « manitou », tractait une remorque chargée à bloc avec pas moins de 14 « roundballers » de paille. L’agriculteur, domicilié dans la commune, circulait vers Pierreville, en direction de son exploitation. D’après les premières constatations, la remorque heurtait la victime qui se trouvait alors debout sur le trottoir, au niveau de la portière conducteur d’un monospace stationné devant le garage Renault. « J’étais à l’arrêt, au volant du monospace quand le client est venu me parler », explique le garagiste. « C’est à ce moment-là que le tracteur est arrivé… ».

Victime domiciliée à Messein

L’ensemble agricole heurtait le client. Ce dernier chutait au sol avant que la remorque de plusieurs tonnes ne lui roule sur le corps. Patrice Dalençon, un habitant de Messein, âgé de 55 ans, n’a pas survécu. Le garagiste est indemne mais choqué. La portière du monospace gris porte les stigmates de la collision.
L’agriculteur garait son engin à quelque 300 m des lieux de l’accident, sur une aire de stationnement. Sous le choc également, il n’a pas souhaité s’exprimer. Comme le veut la procédure, il a été soumis aux dépistages alcool et stups. Les tests se sont révélés négatifs.
Le corps du quinquagénaire a été transporté à l’Institut médico-légal (IML) de Nancy pour les besoins de l’enquête. Les gendarmes vont tenter de définir les circonstances précises du drame et les responsabilités. Le chargement de la remorque sera notamment ausculté de près par les enquêteurs afin de vérifier sa conformité. L’engin est-il monté sur le trottoir avant de venir heurter la victime ? A-t-elle été happée au passage de la remorque du fait de la largeur des ballots de paille ? Autant de questions auxquelles l’enquête de gendarmerie devrait répondre


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