vendredi 9 février 2018

Menaces, injures, vols et squats : le ras-le-bol du personnel du Relay de la gare

Le personnel du Relay a fermé les rideaux métalliques du magasin de la gare de Belfort ville, ce jeudi vers 15 h 30. Les salariés entendaient exprimer leur ras-le-bol après de nouvelles incivilités.
« Une bonne vingtaine de jeunes, âgés entre 15 et 25 ans, étaient massés devant notre établissement », explique un employé qui tient à garder l’anonymat par crainte de représailles. « Et à mon avis, ils ne faisaient pas que parler, si vous voyez ce que je veux dire. D’autres étaient installés à des tables. Ils effrayaient nos clients. Quand nous leur avons demandé de consommer ou de partir, la tension est montée d’un cran. Nous avons été menacés et insultés. »

« Certains amènent des bouteilles d’alcool qu’ils consomment sur place »

L’employé a appelé le commissariat de police qui a dépêché plusieurs patrouilles. L’une d’elle est repartie avec un Montbéliardais de 29 ans en état d’ébriété.
« Ces attroupements ont tendance à se multiplier depuis deux ans », déplore une employée. « Notamment depuis que la SNCF a coupé le chauffage du hall de la gare, a fait supprimer un banc et a verrouillé les toilettes des quais. Maintenant, des jeunes viennent se chauffer dans la boutique ou s’installent devant l’entrée. Ils ne consomment rien chez nous. Certains arrivent avec leurs bouteilles d’alcool et les consomment sur place. »
Le personnel a constaté que ces squats s’accompagnaient de vols de bonbons ou de friandises, de paquets de cigarettes, de magazines, etc. « Ils se servent dans les rayons comme à la maison et si nous leur faisons une remarque, ils nous insultent ou nous menacent », ajoutent les salariés.
Ceux-ci relèvent aussi les bagarres qui éclatent régulièrement devant la gare. Et ils soupçonnent des ventes de produits illicites.
« Cela ne peut plus durer », soupire une employée. « Nous avons demandé un rendez-vous au maire. Il nous recevra la semaine prochaine. »
En attendant, le commissariat de police a demandé aux employés de la boutique de l’appeler dès que les attroupements se forment.
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