samedi 3 mars 2018

Braqueurs lyonnais : des peines de 9, 8, 6 et 5 ans de prison prononcées

Neuf ans d'emprisonnement pour Brahim Bouali, huit ans pour Cheikh Abdou Niakh, six ans pour Yanis Metir et cinq ans pour Nassim Ben Meftah. C’est tard dans la nuit de vendredi à samedi qu'est tombé le verdict des jurés de la cour d‘assises du Doubs à l’encontre des Lyonnais jugés pour le braquage commis, le 14 novembre 2014, à la bijouterie Van Brill de Besançon. Des peines de dix ans de réclusion criminelle avaient été requises par l’avocate générale Chaumet à l’encontre de deux des quatre accusés : soit Cheikh Abdou Niakh, le seul à avoir reconnu sa participation aux faits, et pour cause, son visage non dissimulé par une capuche contrairement à ses complices, apparaissant sur la vidéo du magasin ; et dix ans à l’encontre de Brahim Bouali dont les traces ADN ont été détectées sur les fausses plaques d’immatriculation de la BMW volée trois jours avant les faits à Lyon et sur une bouteille de soda retrouvée dans l’habitacle. Par ailleurs, des peines de huit ans d’emprisonnement avaient été requises à l’encontre de Yanis Metir et Nassim Ben Meftah, comparaissant libres.
Les chutes de neige auront perturbé le déroulement de ce procès ouvert mardi. Les débats n’ont pu se tenir jeudi matin, le président et plusieurs jurés s’étant retrouvés retardés par les bouchons routiers.

« L’absence de doute » de l’avocate générale

C’est « son absence de doute » sur la participation aux faits des quatre accusés qu’a d’emblée affirmé l’avocate générale Chaumet. Au fil de son réquisitoire, elle s’est évertuée à montrer que les faits ne se résumaient pas à un simple vol en réunion mais étaient bien, malgré l’absence d’arme, « un vol criminel préparé » ; et que la bande, montée de Lyon à Besançon avec deux voitures, avait organisé son coup. Le tout avant de lâcher à l’adresse de Bouali, Metir et Ben Meftah ayant campé sur leurs dénégations tout au long des débats : « Les accusés ont le droit de mentir mais aucun n’a d’alibi valable pour le jour des faits ». Pour Me  Julien Dichamp, avocat des parties civiles, « les deux vendeurs de la bijouterie veulent être reconnus dans leurs statuts de victimes car même s’il n’y a pas eu d’arme exhibée, le terme de violence doit être entendu dans so
Défenseure d’Abdou Niakh, Me  Stéphanie Rogeron s’est élevée avec force contre les qualifications de participation à une association de malfaiteurs et de vol en bande organisée. Estimant « démesurées » les peines requises, l’avocate a souligné : « On est dans une caricature de ce qui a été fait. Il y a des préparatifs, pas de groupe criminel, pas d’organisation structurée. On en est là parce que c’est la bijouterie de luxe de la ville, que le montant du butin est élevé. Ce même vol sans arme mais de hi-fi ou de vêtements de luxe serait un vol en réunion ». Ce sont tour à tour des acquittements qu’ont plaidés Mes Perret-Bessière, Randall Schwerdorffer et Julien Charles, avocats de Ben Meftah, Metir et Bouali. Ils ont décortiqué les témoignages divers recueillis le jour des faits, les fils de l’enquête policière fondée sur la téléphonie ou encore les traces ADN amenant les enquêteurs à ne pas creuser d’autres pistes.
Plus de 350 pièces, montres de luxes, boucles et pendentifs avaient été raflées dans ce casse pour un montant marchand de 800 000 euros.
n acception la plus large ».


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