dimanche 11 mars 2018

Coups de feu sur leur maison, camion incendié : une famille prise pour cible à Belfort

« Dans la nuit de jeudi à vendredi, à 0 h 50, on a été réveillé par un grand “boum”», raconte Nabila, qui habite une petite maison au 6 de la rue du Sentier, dans le quartier de la Méchelle, à Belfort. « En regardant par la fenêtre, on a vu que la cabine de notre camion-plateau était en feu. »
Les pompiers sont aussitôt appelés sur place, suivis par la police. Le camion a été entièrement détruit par les flammes. La voiture qui se trouvait sur le plateau, et appartenait à un ami de la famille, a, elle aussi, était endommagée par le feu.
« Lorsque nous avons fait le tour avec la police, nous avons découvert que le bruit provenait d’un impact de balle dans la vitre de notre entrée », ajoute la propriétaire. Le projectile est venu s’encastrer dans le bois de la penderie située en face.

Une première tentative une heure avant

« Nous habitons dans cette maison depuis 2002, nous n’avons jamais reçu de menaces et nous n’avons de problème avec personne », poursuit la mère de famille, à la fois « choquée » et en « colère » après avoir été prise pour cible par des inconnus. « Il y a quatre ou cinq ans, on nous avait crevé les pneus. Depuis, on avait installé des caméras. » La vidéo est explicite. On y découvre trois individus. L’un, à peine caché par une capuche tient une arme de poing délibérément braquée vers la maison, tandis que les deux autres aspergent d’essence le camion avant d’y mettre le feu.
« En regardant le film, j’ai découvert qu’ils avaient déjà essayé de faire brûler le camion une heure avant, mais ça n’avait pas pris. »
Depuis cette terrible nuit, Nabila retourne tout en boucle dans sa tête pour tenter de comprendre. « J’ai quatre enfants de 9, 10, 15 et 18 ans. Nous n’avons jamais eu de problème avec personne. » Alors, pourquoi cette famille « ordinaire » et sans histoire a-t-elle été visée ? « J’aimerais connaître le lien… », soupire Nabila. « Si c’était un règlement de compte ou des représailles, il faudrait qu’il y ait un différend ! » Dans les petits immeubles en face du pavillon, le trafic de stupéfiant à peine dissimulé, pourrait apporter une réponse.
La famille, qui a reçu de nombreuses visites de voisins et proches émus et choqués, a été fortement « perturbée » par ces violences. « Heureusement que personne n’a été blessé ou brûlé. Mon fils s’est levé pour aller aux toilettes à 23 h 30. Comment imaginer dormir tranquillement et risquer de se faire tuer ? »
Vendredi, elle a porté plainte pour destruction d’un bien et violence avec usage ou menace d’une arme. La police technique et scientifique a effectué divers relevés sur place mais le commissariat se refuse à tout commentaire.


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