vendredi 20 juillet 2018

Une marche blanche pour Béa, percutée par un chauffard

Les fleurs et les messages poignants sont encore présents à l’angle des rues. Le 22 juin dernier, au petit matin, au carrefour de l’avenue du Maréchal-Juin et de la rue Blandan, face au bar « Le Placieux », celle qui allait obtenir son diplôme d’aide-soignante à la fin du stage, qu’elle effectuait au CHU de Nancy-Brabois, a été percutée de plein fouet par un chauffard âgé de 26 ans.
En arrêt cardio-respiratoire à l’arrivée des secours, Béatrice Carpentier, 47 ans, perdait la vie. Les analyses révéleront par la suite que le conducteur – hospitalisé ensuite en psychiatrie - avait un taux d’alcoolémie de 1,21 g/l et que le dépistage initial aux stupéfiants était positif. De plus, même si l’enquête pour « homicide involontaire aggravé » est toujours en cours, il semblerait que celui-ci ait grillé le feu rouge.
Ce jeudi, une marche blanche a été organisée pour « rendre un dernier hommage à Béa ». Rendez-vous était donné devant l’église Sainte-Thérèse, à Villers-lès-Nancy. « On a lancé un appel sur les réseaux sociaux, on a fait circuler l’information. Nous organisons cette marche blanche évidemment en mémoire de Béa, mais aussi pour sensibiliser les gens sur le fait que l’alcool et la drogue au volant peuvent tuer quelqu’un en une fraction de seconde. Béa était agent des services hospitaliers. Elle était à l’école d’aide-soignante et allait être diplômée après son dernier stage qu’elle achevait », explique Jessy Gross, une de ses collègues.
A 18 h 30, les cloches de l’église sonnaient dans un silence poignant. Un sexagénaire au visage buriné faisait vrombir le moteur de son 4x4, musique hurlante et mettait plein gaz tout en sirotant une bière au volant… Le contraste se passait de commentaires.
Trente minutes plus tard, le cortège prenait alors la direction du boulevard d’Haussonville avant d’emprunter la rue Félix-Faure, où résidait Béatrice, et de se rendre au carrefour où le drame s’est produit. L’heure était au recueillement, des larmes perlaient sur les joues, des fleurs venaient garnir encore un peu plus le luminaire de la rue du Placieux recouvert de messages… Dans un silence toujours aussi assourdissant, la marche prenait fin dans le parc Sainte-Marie, là où Béatrice venait régulièrement se promener avec sa fille Maëlyne. L’émotion était toujours aussi forte. Plus que jamais.


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